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A Life at the Movies

A Life at the Movies

Un blog anecdotique sur le cinéma et les séries tv mais aussi la littérature, la musique, le théâtre...

Publié le par Anne-Sophie Chammas
Publié dans : #Bouquins

FEMINISTE, MOI?

Caitlin Moran et mon mari y croient.

Un soir, une jeune femme rentre chez elle, furibonde. Elle jette son sac à main dans l’entrée, s’affale sur son canapé, se relève, fait les cent pas, allume la bouilloire et grommelle.

“Tout va bien?”, ose son partenaire qui l’a vue s’exciter comme une puce jusque-là sans piper mot.

D’une traite, elle lâche :

“J’en ai marre. Marre des remarques désobligeantes dans la rue, dans le métro, au supermarché. Tu sais la dernière qu’on m’a faite? Un claquement de langue! Comme on fait pour les chevaux! Les CHEVAUX! J’ai cru que j’allais lui en coller une à cet abruti. Mais le truc qui me rend malade, c’est que sous crédit de ‘les-hommes-ont-toujours-été-comme-ça’ on taxe celles qui ne se laissent pas faire de mal-baisées!”

Il sourit, dans ce qu’elle aime à interpréter comme un mélange subtil d’admiration et d’attendrissement.

“Ma féministe.”

Elle balbutie.

“Quoi? Féministe, moi? Pas du tout… Je ne ressens pas le besoin d’aller émasculer la gente masculine, merci…”

Il hausse les sourcils devant ce grossier cliché.

Elle, c’est moi. Suite à mon rejet quasi-épidermique du MOT, il s’explique. “FEMINISME : n.m. 1837 (!) Attitude de ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes”. C’est pas de lui, c’est de Robert. Bizarre bizarre! Aucune mention du culte de la pilosité et de la diabolisation du mâle!

On parle aujourd’hui de nouvelle vague du féminisme, alors que l’on revient sans doute à ce qu’il aurait toujours dû être : une démarche humaniste, égalitaire et universelle.

Que l’on mette les choses au clair. Oui, hommes et femmes sont différents physiologiquement ; mais “égalité en droits” ne suppose pas que tous les êtres humains soient identiques, cela n’aurait pas de sens! Si c’était le cas, le premier article de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ressemblerait à ça : “Les hommes, femmes, transsexuels et hermaphrodites, au nez retroussé ou aquilin, les fins du cheveu, gros du ventre et plats du pied, naissent et demeurent libres et égaux en droits.” Enfin vous voyez, ce serait grotesque.

Caitlin Moran incarne cette renaissance du féminisme. Auteure et journaliste depuis l’âge de quinze ans, elle a grandi dans l’ancienne ville ouvrière de Wolverhampton où la transition post-industrielle s’est faite dans la douleur. Sa devise “Fake it ’til you make it”, alliée à une plume fantaisiste et parfois trash, est la recette de son succès. C’est sûr, Caitlin Moran ne mâche pas ses mots.

Féministe, moi?

Comment peut-on (encore) être une femme? (How To Be A Woman en V.O.) revendique un féminisme pétillant et joyeux qui invite les hommes à se joindre à la fête. Elle est comme ça, Caitlin. Elle embarque tout le monde. Lors de son spectacle seule-en-scène à Birmingham, elle a obtenu du public qu’il se lève et scande “I AM A FEMINIST!” du haut de son siège. J’y étais et croyez-moi, ça avait de la gueule. En cela, Caitlin Moran a tout compris : le féminisme est une aspiration générale au progrès. “Je ne suis ni ‘pro-femme’, ni ‘anti-homme’. Je lève les pouces pour les 6 milliards [d’humains].”

Chaque élément de son discours (l’apparence, la pornographie, l’avortement, le mariage…) est attaqué de front et oblige le lecteur à questionner : en quoi les femmes sont-elles différemment traitées des hommes? Est-ce juste? Et surtout, dans quel type de société ai-je envie d’évoluer?

How to build a girl* (non traduit pour l’instant), le roman qu’elle aurait souhaité lire adolescente, raconte la vie de Johanna qui, comme elle, grandit dans une famille nombreuse à Wolverhampton et, qui, comme elle, devient critique dans un magazine musical. Difficile donc, de ne pas les confondre. Peu importe. Caitlin/Johanna aborde tous les sujets sans détours : la masturbation, les règles douloureuses et surtout, l’envie d’être quelqu’un (mais qui??). À travers moult trépidations, Johanna comprend qu’elle ne peut se construire en adoptant les supposés critères des autres. Elle peut être qui ELLE veut, et, en tant que “spécialiste d’elle-même”, elle se le doit.

A défaut d’aimer son franc-parler, on peut au moins le reconnaître d’utilité publique. Les femmes (en particulier les adolescentes) ont besoin de savoir que leur vie intime n’est ni sale, ni tabou et surtout, qu’elles en sont les seules détentrices. Ce roman agit comme une bouffée d’air frais, élargissant le classique champ des possibles qui leur est habituellement réservé.

Loin de s’apparenter à une prétendue famille de féministes castratrices, Caitlin distille l’optimisme à chaque page, car à quoi bon la vie si on ne peut pas l’apprécier?

“Je suis POUR les choses. Pas contre elles. Principalement parce que c’est plus amusant. Le cynisme me fatigue. Vous êtes là, rocher immobile et frustré au milieu du courant. Mais le courant ne bougera pas. C’est vous qui serez réduit à l’état de vase insipide.”

On embarque?

Anne-Sophie Chammas

* Comment devenir une fille

Féministe, moi?
Féministe, moi?

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Publié le par A Life at the Movies
Publié dans : #Le cinéma et moi
Respire, deuxième réussite de Mélanie Laurent

Une autre bande-annonce découverte à l’occasion du Showeb de rentrée, le deuxième film de Mélanie Laurent (Les Adoptés, 2010) qui cette fois aborde le thème de l’adolescence. A l'occasion de la projection en avant-première organisée par Gaumont le 4 novembre dernier, j'ai pu découvrir le deuxième long-métrage de la réalisatrice. Respire est librement adapté du roman éponyme écrit par Anne-Sophie Brasme paru en 2001. Le sujet l’ayant marquée « parce qu’on a tous vécu une situation de ce genre de près ou de loin à l’adolescence », elle a décidé de le réaliser.

Le titre résume parfaitement le sentiment qu’on éprouve pendant tout le film, un besoin de respirer rythmé par Charlène aka « Charlie » l’héroïne du film interprétée par Joséphine Japy. Respire c’est une histoire d’amitié nocive, une obsession, c’est le passage à l’âge adulte incertain, rempli de questions, de la recherche de soi à travers le regard des autres, de l’autre…Respire parle de perversion narcissique. Et avec ces deux derniers mots, tout semble dit.

 

Respire, deuxième réussite de Mélanie Laurent

Mélanie Laurent qui m’avait déjà conquise avec Les Adoptés, renouvelle la performance et signe une belle réalisation, très forte en émotion. Difficile d’en parler à chaud, j’ai laissé passer quelques jours pour pouvoir partager ce que j’ai ressenti lors de cette projection. On sent que Mélanie Laurent a mis un peu d’elle dans ce film, qu’elle a fait appel à l’adolescente qu’elle a été, aidée par la superbe interprétation douce et fragile de Joséphine Japy, qui porte littéralement ce film et réussit, souvent sans un mot, à communiquer son émotion. On a tous en nous une part de « Charlie » et une part de « Sarah », son bourreau…

Respire est un film personnel, ce film prend aux tripes et nous coupe le souffle. Mélanie Laurent a été récemment (encore) la cible des railleries d’internet. Son talent est indéniable et peu importe ce que pensent ses détracteurs ce deuxième film est une réussite et mérite d’être porté aux nues. J’ai reconnu le jeu de Mélanie dans celui de Joséphine, la douceur qu’elle dégage et la charge émotionnelle et j’ai été touchée.

J’ai été prise par cette histoire parce qu’en regardant le film, j’ai du inviter l’adolescente que j’étais à le voir avec moi. On a envie de rassurer Charlie, de lui dire que ça va passer, que Sarah n’est qu’un épisode dans sa vie mais les émotions à l’adolescence sont si intenses, si difficiles à gérer que tout paraît soudain insurmontable…mais ça passe. Et ça, Charlie ne le sait pas... Sarah (Lou de Laâge) est envoutante et inquiétante, à la fois perverse et fragile…et semble être le côté obscur de Charlie, cette moitié dont elle ne peut plus se passer sans étouffer.

Au casting également une Claire Keim qui a roulé sa bosse et qui ne se laisse plus impressionner par la vie et une Isabelle Carré à fleur de peau, modèle fragile pour une adolescente en manque de repères.

A ce stade vous l’avez compris, Respire m’a coupé le souffle et c’est pourquoi je vous invite à aller à la rencontre de Charlie & Sarah à partir du 12 novembre prochain. Je vous invite également à lire l'article de Sophie Bourquin pour Europe 1 qui raconte très joliment la relation entre les actrices et la réalisatrice et ce qui a fait de ce film une réussite.

Respire, deuxième réussite de Mélanie Laurent

Synopsis :

Charlie est une jeune fille de 17 ans douce, secrète, réservée, solitaire et sensible. L'arrivée de la belle et lumineuse Sarah vient bouleverser sa vie et une amitié très forte démarre sur les chapeaux de roues, permettant à Charlie de se désinhiber et de prendre confiance en elle. Seulement Sarah est volage et va rapidement se lasser de Charlie, sans pour autant la libérer de son emprise...leur amitié va prendre une tournure malsaine.

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Publié le par A Life at the Movies
Publié dans : #Le cinéma et moi
L’Affaire SK1

J’ai entendu parler de ce film pour la première fois à l’occasion du Showeb de rentrée qui s’est tenu le 7 octobre dernier au cinéma UGC Ciné Cité de Bercy. A cette occasion les distributeurs sont venus présenter aux journalistes ciné et blogueurs les bandes-annonces et images de films à venir. L’Affaire SK1 de Frédéric Tellier s’est alors glissée dans ma liste de films à ne pas manquer. L’invitation à l’avant-première a rapidement suivi et c’est donc le 3 novembre dernier que j’ai assisté à projection au Gaumont Marignan sur les Champs-Elysées.

L’événement organisé par le Groupe SND m’a permis de découvrir en avant-première (sortie nationale prévue le 7 janvier 2015) l’histoire des hommes et des femmes qui ont enquêté pendant près de huit ans sur le tueur en série qui a ébranlé la France à la fin des années 90 : l’affaire Guy Georges, le tueur de l’Est parisien. Ce n’est pas le genre de film dont on parle immédiatement après, il faut le temps de prendre du recul pour se remettre de la multitude d'émotions que ce film peut générer.

Le réalisateur n’a pas souhaité raconter l’histoire d’un tueur en série, ni revenir sur la perversion et la bestialité humaine mais au contraire montrer la vie qui s’accroche derrière la barbarie, « traquer l’homme derrière le monstre » comme le dit Nathalie Baye sous les traits de l’avocate Frédérique Pons qui a défendu Guy Georges en 2001 et de ce point de vue, c’est un succès. Le film nous laisse sonnés par la puissance des émotions qu’il réveille chez le spectateur. Sans jamais tomber dans le pathos, Frédéric Tellier raconte une histoire qui a marqué, détruit, abimé des vies, celles des victimes, celles de enquêteurs qui ont donné de leur personne pour résoudre cette enquête et trouver le coupable pendant des années.

A la fin du film, Raphaël Personnaz qui interprète Franck Magne aka « Charlie » l’inspecteur de cette enquête qui débarque au 36 Quai des Orfèvres sur cette enquête, raconte qu’on ne sort pas d’une telle expérience sans marques. Cette expérience ne représentait que 2 mois de tournage – sur une vie c’est bien peu – pourtant lors de la session de questions/réponses, on les sent toujours habités par cette histoire, nous-mêmes, spectateurs le sommes encore. On suit la progression de cet homme qui en parallèle avance dans sa vie privée et sombre dans l’angoisse de cette enquête.  

Frédéric Tellier rend hommage à la mémoire des victimes, à leurs familles en veillant à retranscrire cet épisode tragique de la manière la plus juste. Son film prend vie car au-delà de l’interprétation remarquable des acteurs – quoi qu’un peu théâtrale au début du film – sa puissance repose sur le fait qu’il s’agit d’une histoire vraie et que chaque personnage a existé.

Bien que l'histoire ne se concentre pas sur le personnage de Guy Georges je concluerai sur un mot sur Adama Niane qui interprète ce personnage avec une grande justesse et dont le nom n'est mis en avant nulle part...A la fois troublant et bouleversant, il permet à Frédéric Tellier de remettre avec succès l'homme devant le monstre, à plusieurs moments du film.

Un film à voir dès le 7 janvier prochain dans les salles françaises.

L’Affaire SK1

Le synopsis (source uniFrance films):

Paris, 1991. L’histoire vraie de Franck Magne, un jeune inspecteur qui fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Son premier dossier porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son enquête l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble.
Il est vite confronté à la réalité du travail d’enquêteur : le manque de moyens, la bureaucratie… Pendant 8 ans, obsédé par cette enquête, il traquera ce tueur en série auquel personne ne croit.
Au fil d’une décennie, les victimes se multiplient. Les pistes se brouillent. Les meurtres sauvages se rapprochent. Franck Magne traque le monstre qui se dessine, pour le stopper.
Le policier de la Brigade Criminelle devient l’architecte de l’enquête la plus complexe et la plus vaste qu’ait jamais connu la police judiciaire française. Il va croiser la route de Frédérique Pons, une avocate passionnée, décidée à comprendre le destin de l’homme qui se cache derrière cet assassin sans pitié.
Une plongée au coeur de 10 ans d’enquête, au milieu de policiers opiniâtres, de juges déterminés, de policiers scientifiques consciencieux, d’avocats ardents qui, tous, resteront marqués par cette affaire devenue retentissante : « l’affaire Guy Georges, le tueur de l’est parisien ».

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Publié le par A Life at the Movies
Publié dans : #Mes romans

Après une longue absence, j’ai envie de vous parler de romans qui m’ont touchée récemment. N’ayant pas pour autant délaissé mon amour du 7e art, je me suis replongée assidument dans la lecture et aujourd’hui c’est de cela dont j’ai envie de vous parler.

Je vais commencer avec un auteur dont j’ai dévoré plusieurs romans ces derniers mois : Gilles Legardinier. Cet homme extrêmement humain et généreux dans ses histoires, nous présente des personnages qui ressemblent à des amis, des voisins ou des membres de notre famille. Il possède une véritable capacité à les humaniser dès les premières pages. Il nous attache à eux et nous permet de rentrer dans leurs histoires simplement. Sans besoin de fantastique ni de superflus, il distille dans ses histoires des vérités évidentes mais que nous tendons à oublier sur les bonheurs simples de la vie.

Les romans de Gilles Legardinier

Je l’ai découvert en 2012 lors de la parution du roman qui l’a vraiment fait remarquer, Demain j’arrête! Ce livre raconte l’histoire de Julie, jeune célibataire effacée, un peu terne, à la vie monotone qui met sa vie sans dessus dessous le jour où elle voit le nom de son nouveau voisin sur sa boîte aux lettres et décide qu’elle doit à tous prix le rencontrer. Dès ce moment, sa vie monotone devient une véritable succession de gaffes et de mésaventures qui la conduiront à changer complètement de vie. Le roman raconté à la première personne en est d’autant plus fascinant qu’on se reconnaît (en tant que femme) dans les réflexions et réactions de l’héroïne écrite entièrement par un homme. Ce roman léger, extrêmement humain donne le ton des romans suivants.

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Sur un ton mêlé de bons sentiments et d’un humour parfaitement dosé, il nous embarque ensuite avec Complètement Cramé dans les aventures d’un retraité anglais qui décide de changer de vie et de rejoindre une maison française en tant que majordome ; une idée farfelue qui va lui faire rencontrer des personnalités fortes, des âmes solitaires au cœur d’or et se trouver une nouvelle famille.

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Son dernier roman, Et Soudain tout change raconte l’histoire de Camille qui vit sa dernière année de lycée avec les copains avec lesquels elle a grandit. Au départ, j’étais peu convaincue du fait que le roman est raconté à la première personne par une jeune fille de 17 ans – mais pas moins impressionnée par la capacité de Gilles Legardinier à rendre avec autant d’authenticité le point de vue et les émotions de cette adolescente. Je ne me suis pourtant pas arrêtée de lire le roman, déjà convaincue que mon nouvel auteur favori ne me décevrait pas. Mon intuition ne m’a pas trompée, Camille et sa bande de copains se sont avérés être une sacrée bande de joyeux lurons toujours prêts à inventer les plans les plus farfelus (voire foireux) pour s’entraider (et pour mon plus grand plaisir). Dans ce roman, l'amitié et la loyauté tiennent une place centrale avec les questions sur la vie, l'avenir, l'amour. A travers les mots d'une adolescente, on se rend compte que quel que soit l'âge on se pose toujours les mêmes questions, on reste avec les mêmes incertitudes même si elles évoluent et même si la vie répond à certaines de nos questions.

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Complètement conquise par son style, j’ai décidé de lire certains de ses romans publiés avant cette série à succès. Son style est plus sérieux, plus noir dans ces romans mais plus accès sur le suspense. L’exil des Anges et Nous étions des hommes surfent davantage sur le thriller bien maîtrisé par l'auteur qui nous tient en haleine de A à Z nous conduisant à nous poser des milliers de questions sur le sort des personnages. Les thématiques sont plus scientifiques autour du cerveau dans des décors Ecossais. Deux romans que j'ai dévorés au même titre que les trois autres mais qui m'ont laissée sur ma faim avec beaucoup de questions à poser à M. Legardinier voire même envie de connaître la suite notamment de Nous étions les hommes qui laisse en suspend tout un pan de l'histoire. Ce qui ne m'empêchera pas de lire ses deux autres romans Le dernier Géant & Le Sceau des Maîtres.

Le bureau de Gilles Legardinier, lieu où se racontent toutes les histoires qu'ils nous offre

Le bureau de Gilles Legardinier, lieu où se racontent toutes les histoires qu'ils nous offre

Chacun de ces bidules a une histoire et un sens pour moi. J’ai besoin d’être entouré des choses qui me rappellent ceux que j’aime ou qui me servent à jouer quand je réfléchis. Si vous regardez bien, vous trouverez le cristal qui m’a inspiré « Le Sceau des Maîtres », la vraie lampe de bureau de Gibbs, quelques bricolages de mes enfants, du cuivre natif (vous comprendrez si vous lisez mon prochain…) et quelques souvenirs d’Ecosse et d’ailleurs…

Gilles Legardinier - Page Officielle

Le mot de la fin : l'auteur

Depuis que je l'ai découvert, ce qui m'a vraiment plu et souvent émue dans ses romans - au-delà des histoires qu'il raconte - sont les quelques lignes personnelles qu'il partage avec les lecteurs. Là où de nombreux auteurs se contentent de remercier et d'évoquer de manière anecdotique les personnes qui leur ont inspiré leurs personnages, Gilles Legardinier choisit quant à lui de partager des anecdotes de vie, souvent liées au roman qu'il vient de nous offrir.

Les médisants appelleront cela du marketing, de la stratégie mais je choisis de voir cela comme de la générosité, un cadeau qu'il offre à ses lecteurs pour les remercier de leur fidélité. Il donne ainsi l'impression de ne pas seulement écrire pour la gloire. Son souhait d'être connecté à ses lecteurs va jusqu'à sa page officielle qui permet au lecteur d'envoyer un message à l'auteur, qui prend le temps de répondre et de nos jours ce tout petit lien n'a pas de prix.

 

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Publié le par A Life at the Movies
Publié dans : #Le cinéma et moi
L’amour virtuel selon Spike Jonze

I think anybody who falls in love is a freak. It's a crazy thing to do. It's kind of like a form of socially acceptable insanity.

Amy (Her)

Avec « Her », Spike Jonze nous offre une réflexion sur les possibilités de la technologie et l’interaction avec l’homme ou la manière dont les technologies peuvent remplacer les relations humaines.

Dans Her, nous faisons la connaissance de Theodore Twombly (Joaquin Phoenix) écrivain public à Los Angeles qui ne parvient pas à se remettre de sa rupture avec la femme avec qui il vient de passer la moitié de sa vie. A une époque où les technologies ont continué d’évoluer, où on ne tape plus un document mais on le dicte, ou nos messages nous sont lus par une voix électronique, la solitude et l’individualisme sont plus présents que jamais. Alors que Theodore semble avancer progressivement vers une forme de dépression post-divorce, un nouveau logiciel fait son apparition avec des systèmes d’exploitation intuitifs qui interagissent de manière personnalisée avec vous. Theodore s’en procure un et fait la connaissance de Samantha (Scarlett Johansson) qui deviendra rapidement une amie, une confidente et sans vraiment comprendre comment une amante…virtuelle. Le réalisateur nous propose une histoire réaliste en dépit de son côté fantastique dans la mesure où l’évolution de nos technologies nous conduit dans cette direction. Mais la thématique de l’amour « aveugle » n’est pas quelque chose de nouveau. Dans ce cas il tombe amoureux de son système d’exploitation mais la situation n’a rien de différent que le principe d’un site de rencontres ou encore de discussions écrites telles que nous avons pu les connaître il y a 10 ans avec l’émergence des chats rooms sur AOL entre autres. Ces thématiques avaient déjà inspiré notamment Nora Ephron en 1998 avec « You’ve got mail » avec Tom Hanks et Meg Ryan qui tombent amoureux sur le chat AOL. Cinq ans plus tôt, dans Sleepless in Seattle (qui rassemble le même duo d’acteurs) le personnage d’Annie tombait amoureux de Sam en l’entendant parler à la radio. Sam tombera sous le charme de la lettre d’Annie en réponse à ce témoignage.

Spike Jonze ne nous berce pas d’illusions en nous offrant une romance homme/machine futuriste et complètement dénuée de crédibilité, au contraire. Il adresse les problématiques évidentes qu’on peut rencontrer dans ce type de relations hors du commun : la relation physique, l’exclusivité, le rapport à autrui…et trouvera une manière habile de conclure l’histoire tout en ayant vraiment fait évoluer son personnage. Au delà, de la relation entre Theodore & Samantha, il adresse un mal sociétal, une solitude accentuée par l’addiction aux technologies, un renfermement sur soi et une société où on se sent obligé d’agir pour satisfaire le voisin, constamment soucieux du qu’en dira-t-on. Le personnage d’Amy (interprété par Amy Adams) adresse parfaitement ces problématiques et l’étouffement que chacun peut ressentir à un moment de sa vie et d’enfin vivre pour soi sans se soucier du regard des autres. Comme elle le dit très justement nous ne faisons que passer sur cette terre alors autant faire le maximum pour être heureux…

« You know what, I can over think everything and find a million ways to doubt myself. And since Charles left I've been really thinking about that part of myself and, I've just come to realize that, we're only here briefly. And while I'm here, I wanna allow myself joy. So fuck it.”

En fin de compte, Samantha ne fait que passer dans la vie de Théodore mais elle vient en quelque sorte lui rendre goût à la vie, remettre de l’ordre où il n’y en avait plus et lui rendre sa capacité à se rapprocher de nouveau d’autres être humains - paradoxalement. Pour ceux qui se diraient qu’on ne peut pas tomber amoureux d’une machine, vu sous cet angle certainement, mais le choix de la voix de Scarlett Johansson qui transmet les émotions (rire, tristesse, énervement…) comme une véritable femme au bout du fil parvient même à convaincre le spectateur qu’elle est réelle. Nous devons très certainement cela à l'interprétation irréprochable de Joaquin Phoenix et l'alchimie parfaite avec la voix de Scarlett Johansson.

L'atmosphère est à la fois pesante et poétique notamment avec les lettres que Theodore écrit pour de parfaits inconnus et la recherche d'un compagnon omniprésente dans cette histoire. Parce qu'au final, ne sommes nous pas tous à la recherche du compagnon idéal pour parcourir ce petit bout de chemin qu'est la vie?

Quelques anecdotes intéressantes :

  • Quiconque a vu ce film s’est demandé où c’était filmé, il s’agit de Shanghai, la projection de Spike Jonze de ce dont LA aura l’air dans le futur !
  • Samantha Morton tenait le rôle de Samantha à l’origine mais lors du montage, Spike Jonze n’était pas convaincu du résultat et lui a demandé l’autorisation de la remplacer par Scarlett Johansson. Le prénom fût toutefois conservé.

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Publié le par A Life at the Movies
Publié dans : #Geek de séries
A long time ago, we used to be friends...

Le 13 mars dernier, j'assistais à la projection privée en avant-première de Veronica Mars, le film dans les locaux Warner Bros à Neuilly-sur-Seine. Un événement organisé par l'agence Disko à l'attention d'une dizaine de fans - pour leur permettre de voir le film sur grand écrand - qui devaient raconter une histoire drôle pour accéder au Saint Graal...Je vous ferai grâce des mots magiques qui m'ont valu le sésame et passerai donc à mes impressions sur ce film.

Veronica Mars c'est avant tout une histoire de fans. Il s'agit en effet du premier film financé par crowdfunding par les fans scandalisés de l'arrêt brutal de la série en 2007...Rob Thomas et toute l'équipe étaient tous d'accord pour dire que la jeune détective méritait son dernier épisode. Et ce fut chose faite. Alors que le réalisateur visait une somme de 2 millions de dollars pour financer son projet, ce sont plus de 5 millions de dollars qui furent récoltés pour un ultime épisode d'environ 2h. Car il s'agit bien du dernier épisode que Rob Thomas, Kristen Bell et le reste de l'équipe ont offert aux fans.

L'histoire : Veronica Mars revient dans sa ville natale 10 ans après avoir raccroché son appareil photo, ses gadgets et laissé une vie remplie de drames et de complications pour étudier à Stanford et devenir une brillante avocate. Pourtant, lorsque Logan son ex torturé à problèmes est accusé du meurtre de sa petite amie, elle vole (littéralement) à son secours et le naturel reprend immédiatement le dessus. Veronica presque trentenaire assagie redevient instantanément impulsive, obsessive et adolescente pour les beaux yeux de Logan et au grand désespoir de ses proches et de son petit ami - le compréhensifgendre idéal apparemment trop gentil à son goût, Piz.

Le film est un parfait hommage aux fans avec de nombreux clins d’œils et références aux épisodes de la série et constitue un beau final à cette saga qui vient rejoindre les séries cultes de notre adolescence (ou 'adulescence' selon les points de vue).

Ma grosse déception de cette projection, le film était en français...dommage, ça enlève la spontanéité des dialogues et de la délicieuse répartie de Veronica!

Anecdote amusante: la mention de Rob Thomas durant la réunion des anciens comme musique tendance à passer et la participation du mari de Kristen Bell, Dax Shepard qui apparaît brièvement lorsque Veronica est en boîte de nuit en train de chaperonner Logan & Ruby et la participation de Jerry O'Connell et Jamie Lee Curtis.

Un film qui ne marquera pas cette année (il n'est d'ailleurs pas sorti dans les salles françaises mais directement en VOD) mais qui constitue un beau point final à cette saga. Des rumeurs de suite circulent sur la toile...Mais est-ce vraiment nécessaire?

 

#Geek de séries #Cinéma

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Publié le par A Life at the Movies
Publié dans : #-Le cinéma et moi
Winter's tale

Winter's tale

Après une longue absence, j’ai envie de vous parler d’un film qui fait du bien : Winter’s tale (Un amour d’hiver). Un casting étudié pour attirer le public : Colin Farrell, Russel Crowe, Jessica Brown Findlay, Jennifer Connelly…pour ne citer qu’eux et une apparition notable de Will Smith dans le rôle de Lucifer. Anecdotique mais drôle !

Akiva Goldsman, le réalisateur s’est laissé porté par la poésie et la magie d’un film tout public destiné à faire sourire. Conte fantastique pour petits et grands, Winter’s tale raconte l’histoire d’un jeune homme, abandonné alors qu’il n’était qu’un bébé et devenu un cambrioleur hors pair au début du 20e siècle. Peter Lake n’a pas grand-chose dans la vie, si ce n’est un talent pour le vol et un ennemi juré Pearly Soames, dont il a trahi la confiance en refusant de faire couler le sang pendant ses méfaits. Alors qu’il s’apprête à quitter la ville pour échapper au démon qui le poursuit, un dernier larcin le conduit à Beverly Penn, une jeune femme atteinte de tuberculose et dont les jours sont comptés. De cette rencontre naît une histoire d’amour pure et transcendante comme on en lit dans les romans. Dans un monde où les miracles se produisent chaque jour et sont un moteur pour les habitants de la planète, Lucifer veille à les faire disparaître un à un. Ce nouvel amour constitue un miracle pour Peter et Pearly ne peut le laisser aboutir et fait tout ce qu’il peut pour retirer au jeune homme son seul et unique amour. Laissé pour mort par le démon, on retrouve Peter Lake 100 ans plus tard, hanté par la perte de son grand amour. Son ennemie juré toujours en service réalise que le miracle n’est peut-être pas celui qu’il pensait et que la jeune femme rousse à sauver n’était peut-être pas Beverly…

Il s'agit d'une adaptation du célèbre roman éponyme de Mark Helprin publié en 1983, et reconnu comme l'un des meilleurs romans de litterature américaine de la deuxième moitié du 20e siècle.

Dans l’absolu ce film n’a rien d’extraordinaire mais est porté par un optimisme et une poésie qui gagnent l’adhésion du public avec deux mots clés : miracle et espoir. Deux notions auxquelles les individus (croyants & non croyants) font appel en périodes difficiles rythmée par les notes désormais célèbres (et devrais-je dire, incontournables) de Hans Zimmer qui pour l'anecdote a du passer le relais à un ami pour finir la B.O. pour les besoins de 12 years a slave...

Les codes du conte de fées sont repris, Blanche-Neige réveillée par son seul et unique amour, le prince qui enlève sa belle sur son blanc destrier...de manière totalement assumée qui fait que même les passages un peu farfelus ou tirés par les cheveux (Russel Crowe en démon féroce ou Will Smith en Lucifer gay...) passent bien. Le parti pris n'est pas de nous donner du "réalisme" on ne va pas au cinéma pour voir la vraie vie à mon sens mais pour rêver...seuls les âmes sensibles et rêveuses seront réceptives à cette fable digne d'un Disney.

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Publié le par A Life at the Movies
Publié dans : #Lecinémaetmoi

...pour arriver à jouer à Ryan, il fallait que je croie au personnage. Que je la comprenne. Elle est à peine humaine, quand on fait sa connaissance au début du film. Elle a vécu une tragédie dont elle ne s’est pas remise : elle fait avec, c’est tout. Et ce n’est plus qu’une coquille vide. Un robot. Une machine, comme celle qu’elle tente de réparer dans la séquence d’ouverture. Elle fait ce qu’elle a à faire, en évitant tout ce qui sort de l’ordinaire - Sandra Bullock

Interview du Nouvel Obs - le 23/10/2013

Gravity : Sandra Bullock confirme son talent

Après une trop longue absence je reviens vous parler de Gravity, vu récemment au cinéma.

J'ai attendu pour le voir et y suis allée non sans appréhension tant les critiques et le public l'ont encensé! Je craignais d'être déçue. Je ne l'ai pas été. Le film m'a plu, j'ai retenu mon souffle pendant 1h30 et bien que de nombreuses incohérences (admises par le réalisateur) visibles aient ponctué le film ça n'enlève rien à la puissance de ce film qui aurait pu être bien différent. Pas de longueurs, pas de lourdeurs ressenties pour ma part.

Sandra Bullock porte ce film - dont le rôle titre aurait dû être celui d'Angelina Jolie - et malgré une appréhension de départ (celle de s'ennuyer lorsqu'un seul personnage tient l'affiche) on l'accompagne dans cette aventure surréaliste de A à Z.

En France, cette actrice connue plutôt pour des comédies romantiques plutôt légères n'a jamais vraiment su s'imposer. Pourtant, quand on prend le temps de regarder sa carrière force est d'admettre que c'est une actrice de talent capable de passer d'un registre à l'autre avec naturel. Mais ce qu'on oublie vite c'est qu'elle a tourné avec les plus grands! On l'aperçoit à ses débuts aux côtés de Matthew McConaughey dans le Droit de Tuer puis aux côtés de Keanu Reeves dans Speed pour une course-poursuite effrénée dans un bus piégé. Elle le retrouvera quelques années plus tard dans Entre deux rives, romance fantastique à la Marc Levy entre un architecte et un médecin. On lui colle l'étiquette de l'actrice de comédies romantiques qu'elle porte bien mais elle sait jouer des rôles différents, de garces froides, de femmes fortes...Souvenez-vous de Collision dans lequel elle interprète une bourgeoise raciste, ou encore The Blind Side où à la manière d'Erin Brokovich elle endosse le rôle d'une mère de famille républicaine qui va aider un jeune noir futur espoir du football américain à s'en sortir. Dans ce rôle, inspiré d'une histoire vraie, elle se bat comme une lionne pour son "fils" comme s'il était sa chair et son sang. Ce rôle lui vaudra un Oscar...

Elle jouera aussi dans Calculs Meurtriers aux côtés de Ryan Gosling autre rôle qui les mettre tous deux en avant.

Pour ma part, deux films l'ont rapidement mises à part:

  • Traque sur Internet qui m'a définitivement accrochée, son duo avec Jeremy Northam qui à l'époque nous laisse parano sur les pouvoirs de l'internet encore émergent à l'époque (1995!). Aujourd'hui ce film a mal vieilli mais à l'époque on y croit...
  • Les Ensorceleuses où elle donne la réplique à une Nicole Kidman encore épargnée par le Botox et nous charme avec de la sorcellerie douce!

D'un côté un film sur la manipulation, de l'autre un film magique et poétique. Comme je le disais elle sait tout faire. Dans Gravity, elle atteint un autre niveau, elle transmet les émotions avec son seul regard, expressif. C'est la raison pour laquelle elle a choisit ce film, "sa puissance émotionnelle". Un rôle qu'elle a travaillé aidée par tout un univers musical transmis par Alfonso Cuaron. Pari réussi.

Alors, Oscar ou pas?

La musique m’a énormément aidée. La façon dont on a tourné le film était tellement fragmentée, si peu chronologique, qu’Alfonso m’a donné une boîte de CD pour m’aider à atteindre rapidement un certain état émotionnel : du classique, des trucs de Radiohead, des chants inuit bizarres, des bruits de baleine… Un mix complètement dingue ! J’avais une oreillette, et je demandais au gars du son de me passer tel ou tel morceau. C’était presque pavlovien : à la seconde où j’entendais la musique, je revenais à cette scène qu’on pouvait avoir commencé à tourner deux mois plus tôt. C’était très Cirque du Soleil, comme tournage - Sandra Bullock

Interview du Nouvel Obs - le 23/10/2013

Avec des parents chanteurs d’opéra, j’ai grandi dans un foyer très musical. J’ai fait de la danse toute ma vie. C’était sympa de pouvoir enfin mettre à profit toute cette expérience - Sandra Bullock

Interview du Nouvel Obs - le 23/10/2013

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Les Robins des Bois de la magie...

Insaisissables (Titre original : Now you see me) transporte les amateurs de magie dans une histoire pleine de bons sentiments mais au suspense bien ficelé et surtout au casting alléchant. Le réalisateur français Louis Leterrier (connu notamment pour Le triste navet Le Choc des Titans ou encore L'Incroyable Hulk s'entoure, comme à son habitude, des plus grands : Morgan Freeman, Mark Ruffalo, Isla Fisher, Woody Harrelson, Jesse Eisenberg et Mélanie Laurent. Egalement à l'affiche, José Garcia, Dave Franco (petit frère de James, oui oui!) et Michael Caine (notre cher Alfred) qui a délaissé Batman pour la magie!

Tous se retrouvent dans une aventure mêlée de magie, d'humour, d'effets spéciaux et dans une aventure parfois un peu tirée par les cheveux mais qui n'enlève rien au bon moment que passe le spectateur durant presque 2h.

L'histoire : 4 magiciens se font recruter dans des conditions mystérieuses pour leurs talents respectifs. Un an plus tard, ils sont les "4 Cavaliers" et remplissent les salles! Alors que leurs spectacles sont basés sur le cambriolage de banques "par magie", Interpol et le FBI s'intéressent de près à eux afin d'élucider le mystère de leur tour et les mettre en prison. Cependant, les 4 cavaliers ayant plus d'un tour dans leur sac ne sont pas prêts à se laisser attraper sans mener à bien leur projet...

L'intrigue est bien conduite et la qualité de réalisation à la hauteur du casting. L'histoire tient debout, bien que certains passages soient trop tirés par les cheveux, l'équilibre est rétabli avec les notes d'humour régulièrement semées dans le film. Notamment, le personnage de Woody Harrelson qui a un pouvoir des plus amusants, celui d'hypnotiser les gens et de leur faire faire ce qu'il souhaite. Il paraîtrait que dans un soucis de coller au plus près de la réalité, les acteurs se soient entraînés à faire les tours de magie : le réalisateur souhaitait, en effet, utiliser le moins possible les effets spéciaux. Résultat bluffant par moments qui provoque l'excitation d'un pris dans l'action et la magie qui s'entremêle sur un rythme effréné. Une fin attendue par certains, surprenante pour d'autres qui témoignent du côté bon enfant de cette histoire remplie de beaux sentiments qui se situe entre Las Vegas, La Nouvelle-Orléans, New York et Paris.

A voir donc pour les amateurs de magie et ceux qui veulent passer un bon moment! Quant à ceux qui se disent à ce stade de l'article "Mais pourquoi les Robin des Bois?", allez voir le film ! :)

Les Robins des Bois de la magie...

Bande-Annonce Officielle de Now You See Me

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Publié le par A Life at the Movies
Publié dans : #Geek de séries, #Cory Monteith, #Glee, #Overdose, #musique, #tv show, #ryan murphy, #lea michele, #gleek, #Finn Hudson
Glee : l'après Cory Monteith

Les Gleeks sont en deuil dans le monde entier....Le weekend dernier, on nous apprenait la mort subite de l'un des acteurs clés de la série musicale Glee qui cartonne depuis 2009 dans le monde. J'ai l'habitude de traiter de l'anecdotique sur ce blog, mais aujourd'hui l'anecdote est tristement mon actu. 

 

Cory Monteith, a succombé a un excès de drogue et d'alcool, le 13 juillet dernier dans une chambre d'hôtel à Vancouver, il était âgé de 31 ans.

L'acteur souffrait, depuis de longues années, d' une addiction à laquelle il a tenté d'échapper à plusieurs reprises, notamment à 19 ans puis en 2013 lorsqu'il a rejoint un centre de désintoxication. Sa dépendance ayant eu raison de lui, il laisse derrière lui une petite amie brisée - Lea Michele, partenaire à l'écran et à la ville -, une famille anéantie mais également des réalisateurs qui doivent réécrire les deux premiers épisodes de la saison 5 de Glee dans laquelle il devait participer activement. Les questions se multiplient sur le net, les internautes y vont tous de leur avis avec divers scénarios possibles déjà vus dans des cas similaires :

  • faire mourir son personnage afin de lui rendre un hommade digne de ce nom dans un double épisode
  • faire disparaître son personnage en le faisant partir à l'université
  • le remplacer comme ils l'ont fait avec Charlie Sheen dans Mon Oncle Charlie en intégrant Ashton Kutcher à sa place...

Le choix le plus évident serait évidemment d'adresser sa mort avec un épisode comme Ryan Murphy sait les faire qui revient les dangers de la drogue mais également comme un bel hommage à l'acteur qui a fortement contribué au succès de la série. Son personnage ayant généré un attachement fort de la part du public, ce serait la moindre des choses.

La série est notamment réputée pour adresser les différents problèmes que rencontrent les jeunes au lycée : l'homosexualité, la différence, le surpoids, l'handicap physique etc...la question de la drogue s'impose comme un sujet naturel même si le contexte de "démonstration par l'exemple" est tristement proche de la série cette fois-ci. 

Ainsi, Ryan Murphy a décidé de faire un épisode-hommage, le troisième de la saison 5, qui sera axé sur la mort de Finn Hudson. L'équipe est encore en train de réfléchir aux conditions de la mort du personnage. D'après le magazine Variety, une overdose serait la cause de sa mort dans la série également.

Suite à la diffusion de cet épisode, l’équipe de Glee fera une pause afin de déterminer la direction qu'elle souhaite prendre avec la série. La question qui se pose aujourd'hui, bien que les réalisateurs fassent entrer de nouveaux personnages, la série pourra-t-elle rester la même sans l'un de ses interprètes phares?

A suivre....

Un top 20 des meilleures chansons de Finn Hudson dans Glee sur les 4 saisons par une fan !

Une jolie reprise de REM par Cory Monteith

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